Daniel Benard : au carrefour de la gloire

Daniel Benard : au carrefour de la gloire

12 avril 2020 0 Par Geoffroy B.

Ce nom ne vous dit peut-être rien pour les plus jeunes d’entre vous pourtant Daniel Bernard restera à tout jamais le premier portier monégasque à la télévision version Canal +, le diffuseur historique des affiches de la Ligue 1 depuis 1984. Mais où était Jean-Luc Ettori, titulaire en Principauté de 1977 à 1994 ?

 

Un passage éclair et nécessaire en Principauté

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’ancien portier s’est éteint à 70 ans à la suite d’une longue maladie, quelques semaines après le décès de sa fille. A Rennes, à Paris, à Monaco mais surtout à Brest, sa fine moustache a écumé les rectangles verts hexagonaux avec plus de 400 matchs chez les professionnels. International français en catégorie junior, militaire et espoir, il est même retenu avec les A lors d’Islande-France le 25 mai 1975 mais Dominique Baratelli reste titulaire toute la rencontre.

Même s’il n’a pas marqué l’histoire du Rocher avec un grand H, il joue pourtant avec les Rouge & Blanc lors d’une saison historique à plus d’un titre. Après un exercice, en tout point, cataclysmique, c’était la saison 1983-84. L’AS Monaco perdait cette année-là le championnat à la différence de buts, la Coupe de France aux prolongations de la finale et même l’ancêtre de la Coupe de la Ligue également à la dernière marche.

Avec un effectif exceptionnel, l’AS Monaco se reprend la saison suivante avec une honorable troisième place en championnat et une nouvelle Coupe de France au compteur, la 4ème de l’histoire de l’écurie princière. Un certain 25 janvier 1985 est inauguré le nouveau stade Louis-II. Seul Lille, pour cette fin de saison, battra les Monégasques dans ce nouvel écrin.

 

De l’Ouest au Sud en passant par la capitale

Né à Paris, c’est pourtant sur la Côte d’Azur que le gardien prend ses marques au Stade Laurentin, tout d’abord, puis au Cavigal Nice avant de s’envoler à Saint-Etienne. Il débute sa carrière professionnel au Stade Rennais où il restera 8 saisons. Le portier tente sa chance une saison au PSG lors de la saison 1977-78 avant un retour en Bretagne, au Stade Brestois cette fois-ci, où il vit le plus bel épisode de sa carrière durant 6 saisons. Comme avec Rennes, il connaît les joies de l’ascension et les peines de la relégation. Après une improbable double blessure, celle de Jean-Luc Ettori et Henri Stambouli, Daniel Bernard boucle la boucle en terminant sa carrière en Principauté pour son ultime saison chez les pros (1984-1985).

Le 15 avril 1980, sur France 3, il revient sur le sérieux de son métier : ” Pour moi, jouer dans les buts, c’est un travail et jouer dans le champ, c’est un amusement. ” A la retraite, il ne devient pas entraîneur des gardiens à Brest, c’est un poste qui n’existait pas encore à proprement parler. Aussi, il se reconvertit et devient tour à tour commercial, imprimeur et chauffeur de taxi.

Dans le Télégramme, Yvon Le Roux se souvient : “Je l’ai connu à 18 ans en 1978. Il a eu une carrière bien remplie. C’était un bosseur, un rigoureux qui n’acceptait pas la défaite. Ce n’était pas un grand gardien par la taille, mais il compensait par sa vivacité et sa vista. Si on est monté deux fois avec lui dans les buts, ce n’est pas un hasard. Cette montée est l’un de mes meilleurs souvenirs de carrière. On avait un superbe groupe, de Daniel à Patrick. C’était de très belles années, que du bonheur, même pour venir à l’entraînement. Je l’ai retrouvé à Monaco ensuite en 1984. Le contexte était différent et Daniel, à 34 ans, était en fin de carrière.

Source : Nice Matin / Photo : Agence Nice Presse – Icon Sport

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