Jardim : « jamais senti que j’étais son entraîneur »

Jardim : « jamais senti que j’étais son entraîneur »

3 janvier 2020 60 Par Geoffroy B.

Dans un français impeccable, l’ancien entraîneur des Rouge & Blanc s’est livré auprès de Régis Dupont, envoyé spécial, du journal l’Equipe. Extraits. 

Déjà tranchant, d’après les rumeurs, lors de son discours d’adieu avec ses joueurs, le Portugais commence par légitimer son bilan qu’il trouve positif : « Quand le président m’a appelé, il y a un an, Monaco était dans une situation très difficile, jamais une équipe ne s’était jamais maintenue avec ce nombre de points à ce stade de la saison. » Ensuite, le tacticien a souhaité revenir sur les on-dit de son “règne”.

Une guerre intestine ?

Les gens semblent croire que j’ai fait embaucher vingt personnes au club, mais j’ai amené quatre personnes, les quatre portugais du staff. Pas une de plus.

Accroché à son rocher, vraiment ?

A la mi-août, j’ai demandé à partir parce que je ne voulais pas disputer une deuxième fois le maintien. J’ai été bien clair : si le club veut que je parte, je pars.

Contre les jeunes

Il n’y a pas de jeunes ou de moins jeunes, il y a des bons joueurs de foot. Le jeune n’a pas plus le droit de jouer que les autres, plus le droit à l’erreur que les autres.

Restant énigmatique sur la fin de saison médiocre de l’exercice dernier après l’effet Gelson Martins notamment et éludant les cas Glik et Jemerson, « de braves mecs », le natif de Madère n’en veut pas aux supporters et au président mais plutôt au bras droit de ce dernier, Oleg Petrov : « Sincèrement, de mon côté, je n’ai jamais senti que j’étais son entraîneur… »

Inexpérimenté, le dirigeant russe avait l’obligation de vendre avant d’acheter et cela a plombé la pré-saison avec un mercato estival trop tardif. Évoquant un gâchis financier (en réalité, il n’avait repris que les propos de la question du journaliste), le vice-président n’était peut-être pas fait pour s’entendre avec Leonardo Jardim. Un des deux devait partir.

Le coach aurait-il réussi à accrocher le podium en fin de saison ? Avec une pointe d’amertume, il reste fier de son parcours : « Du jour où j’ai débuté au club, en 2014, jusqu’à mon dernier jour, j’ai toujours eu le même amour pour mon travail, la même passion. Après, quand tu atteins les objectifs et que malgré tout tu es critiqué, tu ne peux pas sourire en permanence. »

Source : l’Equipe / Photo : asmonaco.com

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